Lors du second trimestre de la grossesse, il arrive que survienne un diabète, on parle de « diabète gestationnel ».

Environ 5 % des femmes enceintes font un diabète gestationnel. Il est dû à une inaptitude du pancréas à secréter le surplus d’insuline qu’impose la grossesse.

Le diabète gestationnel se traduit alors par une glycémie – teneur de sucre dans le sang – trop élevée et peut provoquer un accouchement prématuré et/ou un poids de naissance trop élevé du bébé.

L’objectif des conseils alimentaires qui suivent est de limiter les variations trop importantes de la glycémie. Il ne s’agit pas véritablement d’un régime – au sens restrictif du terme – mais de règles correspondant à une alimentation de qualité afin de couvrir les besoins nutritionnels de la mère et de l’enfant.

Dans cet objectif votre intérêt est de :

1) privilégier une alimentation riche en sucres lents et en fibres,

Avantages : assurer un rassasiement prolongé, vous serez moins tentée de grignoter,

En pratique :

La consommation concomitante, au même repas, d’un féculent (riz, pâtes, blé, pomme de terre, semoule, lentilles, maïs, pain…) et d’un légume à l’intérêt de ralentir l’assimilation des sucres du repas.

Plutôt que de choisir entre légumes ou féculent, n’hésitez pas à consommer les

deux à chaque repas.

Les fibres des légumes ont plusieurs intérêts :

– elles permettent une assimilation progressive des sucres du repas

– elles calment l’appétit

– elles régularisent le transit intestinal et luttent contre la constipation.

2) réduire les produits sucrés cela ne veut pas dire les supprimer en totalité.

Le sucre n’est pas un « mauvais » aliment, c’est sa consommation en excès et répétée qui est nocive pour notre la santé en général, et pour l’équilibre glycémique chez la femme enceinte et le bébé en particulier.

Les produits sucrés peuvent être pris en quantité raisonnable et raisonnée, au milieu ou en fin de repas : l’assimilation des sucres rapides sera alors freinée par la présence dans l’estomac du reste du repas.

Pour la boisson : de l’eau et uniquement de l’eau. Mieux vaut consommer un fruit en fin de repas que de boire du jus de fruit même « 100 % pur jus ».

Attention, le commerce invente sans cesse des produits dit « diététiques » appelés « sans sucre(s) ».

Ces produits sont créés pour être vendus et non pour préserver votre santé. Demandez conseils à un diététicien.

3) favoriser un apport en huile pour atteindre l’équilibre en acides gras essentiels

– consommez au moins 2 cuillères à soupe d’huile d’olive et de colza en alternance dans vos vinaigrettes, sur vos légumes et vos féculents,

– prenez deux fois par semaine du poisson gras : maquereau, sardines, thon, truite, saumon

– évitez la cuisine au beurre, à la crème ou à la margarine (astra®, planta®…) dans votre quotidien, même dans leur version dite « allégée ». Ces graisses sont défavorables pour nos artères si on les consomme fréquemment.

4) couvrir les besoins en calcium

Des apports trop faibles en calcium comportent des risques pour le squelette de la mère et de l’enfant.

Des apports trop importants ne sont pas anodins puisqu’ils risquent de gêner l’assimilation d’autres minéraux importants comme le zinc, le fer ou le magnésium…

Il est recommandé de consommer chaque jour 900mg de calcium pour un adulte et 1200mg (soit 300mg de plus) au cours de la grossesse et de l’allaitement.

N’hésitez à faire le bilan de votre consommation chez un diététicien.

Pour vous aider à retrouver votre poids de forme, l’allaitement est une période propice. En buvant beaucoup d’eau et en mangeant équilibré vous éliminerez facilement les kilos excédentaires accumulés durant la grossesse.

On met 9 mois pour devenir maman, il faut environ 9 mois pour retrouver son poids initial.

Faites vous aider par un diététicien(ne) il (elle) vous conseillera utilement.